Au début des années 2000, on a vu des changements débarqués dans la scène électronique. Avant l’avancé majeure provoquée par le Dubstep, on a tous partagé l’apogée de la minimale dans les clubs.
La techno minimale, puis la house minimale ont envahi le paysage de la musique électronique, plus aucun producteur ne pouvait l’ignorer et ca a donné lieu à des revirements assez loufoques (oui Adam Beyer, c’est à toi que je pense là). Sous l’égide intellectuelle de Richie Hawtin, la scène techno, habituée aux BPM rapides (140BPM), s’est mise à ralentir le tempo, à s’attacher à soigner les productions et surtout à mettre les basses plus en avant. Nouvelle musique, nouveau public…
C’est alors le sommet de la gloire pour des labels comme Playhouse ou Perlon, pour des producteurs et djs comme Ricardo Villallobos ou Troy Pierce… Mais il faut bien avouer qu’au bout de quelques années, tous le monde s’ennuie, le son aseptisé et totalement stéréotypé a fini par lasser et comme cette musique est un éternel recommencement… C’est la Deep House qui a fini par s’imposer à nouveau.
La minimale ne sera donc qu’un effet de mode désuet ?
Pas vraiment, non seulement on a eu le droit à des albums et des maxis très intéressants, mais l’apport de ce sous genre, se fera précieux par la suite. Car depuis cette période, les productions de musique techno et house ont connu un net progrès, en terme purement technique. Elle a apporté aussi quelques gimmicks qui se sont fondus dans la house et la techno (notamment dans cette scène à vomir : la tech house).
Tout ce long développement pour vous parler d’un maxi à venir sur le label anglais 1trax, d’un jeune producteur bulgare dénommé JustMe. Un maxi de house moderne, assez classique, mais qui me rappelle par petite touche, cette fameuse période, qui personnellement m’a vite fatigué, tout en possédant d’indéniable qualité.