Au début des années 2000, on a vu des changements débarqués dans la scène électronique. Avant l’avancé majeure provoquée par le Dubstep, on a tous partagé l’apogée de la minimale dans les clubs.
La techno minimale, puis la house minimale ont envahi le paysage de la musique électronique, plus aucun producteur ne pouvait l’ignorer et ca a donné lieu à des revirements assez loufoques (oui Adam Beyer, c’est à toi que je pense là). Sous l’égide intellectuelle de Richie Hawtin, la scène techno, habituée aux BPM rapides (140BPM), s’est mise à ralentir le tempo, à s’attacher à soigner les productions et surtout à mettre les basses plus en avant. Nouvelle musique, nouveau public…


C’est alors le sommet de la gloire pour des labels comme Playhouse ou Perlon, pour des producteurs et djs comme Ricardo Villallobos ou Troy Pierce… Mais il faut bien avouer qu’au bout de quelques années, tous le monde s’ennuie, le son aseptisé et totalement stéréotypé a fini par lasser et comme cette musique est un éternel recommencement… C’est la Deep House qui a fini par s’imposer à nouveau.

La minimale ne sera donc qu’un effet de mode désuet ?

Pas vraiment, non seulement on a eu le droit à des albums et des maxis très intéressants, mais l’apport de ce sous genre, se fera précieux par la suite. Car depuis cette période, les productions de musique techno et house ont connu un net progrès, en terme purement technique. Elle a apporté aussi quelques gimmicks qui se sont fondus dans la house et la techno (notamment dans cette scène à vomir : la tech house).

Tout ce long développement pour vous parler d’un maxi à venir sur le label anglais 1trax, d’un jeune producteur bulgare dénommé JustMe. Un maxi de house moderne, assez classique, mais qui me rappelle par petite touche, cette fameuse période, qui personnellement m’a vite fatigué, tout en possédant d’indéniable qualité.

Et si on se détendait en compagnie d’un producteur et dj belge en ce jolie jeudi ?

Principal acteur du génial label Pelican Fly, DJ Slow a concocté un mix d’une heure pour la BBC et l’a mis à disposition sur Soundcloud, enjoy :


Intro
Atlantis - Kuwali
Dj Chose - Is That Pussy Mine ? (Clean Edit)
Jodeci - Freekn You
Obey City - Quantum Phase
Dj Mike Gip - Sweet Love
Dj Technics - Girlfriend
Cashmere Cat - Mirror Maru (Dj Mike Gip Remix / Boomclap Edit)
Dj Sliink - Let Ya Body Talk Remix
katie got bands ft King Louie - Pop Out
Rihanna ft Young Jeezy - Pour It Up Remix
Sam Tiba ft Canblaster - Things Life
Richelle - Circular Motions 2025
Lucid - Short Snooze
Mister Tweeks - Addiction VIP
SCNST - Yea We Workin
Canblaster - I Can’t Wait
Trippy Turtle & Booty Beaver - Getting Wood
Samename - Kastform
Surkin - Oedo 606 (Sam Tiba Remix)
Sinjin Hawke - Crystal Dust VIP
Ludacris - What’s Your Fantasy
Mister Tweeks - Ice Cream (Richelle & Mister Tweeks “Dreams of Foam” VIP)
Surkin - I want You Back (Canblaster Remix)
Dj Assault - We Cry Together
Dj Funk - 3 Fine Hoes (Sinjin Hawke Remix)
Richelle - Mascotte (Boomclap Edit)
Marcus Price - Untitled
Canblaster - The Situation
Dj Nehpets - Lay It Down (Snap Trak)
Sinjin Hawke & Gangsta Boo - Yea Hoe
Dj Pillsbury - Successful
Outro - My Heart Belongs To U

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Certains producteurs traversent les modes et les époques. C’est le cas de Move D, producteur allemand de deep/house depuis les années 90. Toujours inspiré, il œuvre depuis toujours à exposer une musique de qualité, loin des clichés, devenant un soldat reconnu de la scène électronique.

Du coup chacune de ses sorties se fait précieuse, c’est pourquoi le label belge Curle s’est empressé de signer un morceau qui était jusqu’alors paru uniquement sur un mix de Move D pour le magazine Groove. Une sortie vinyle (limitée) qui ravira les collectionneurs.


TRACKLIST
1. Move D - Wanna Do
2. Move D - Nautique

http://www.curle.be

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On pourrait parler de fixation, mais le label Warp me suit depuis de nombreuses années, comme tout bon amateur de musique électronique ici bas. Après quelques sorties décevantes, la clique du label de Sheffield revient très fort. On peut désormais compter sur les dernières sorties (Autechre!!) et sur celles à venir (Boards Of Canada!!!). 

Et parmi les sorties récentes, un album a su se faire une très bonne place auprès des critiques c’est celui de Mount Kimbie, intitulé : Cold Spring Fault Less Youth (vous remarquerez la pertinence du titre!). Leur premier effort signé sur le label de Paul Rose, Hotflush (quality trademark), laissait présager de bonnes choses pour l’avenir. Une musique intelligente, navigant entre les genres et les scènes, les tempos et les humeurs… même si, au final l’influence majeure restait le dubstep et le UK Garage (=postdubstep).

Sur ce Cold Spring Fault Less Youth, les prises de risques sont plus assumées, la musique de Mount Kimbie hybridant les technologies numériques à des sonorités plus analogiques (batterie, basse, guitare…) - brouillage de pistes…. N’hésitant pas à transiter de l’électronica à la techno.

Un album avec un son plus personnel donc, presque plus pop (notamment les deux morceaux avec King Krule) qui me fait penser à l’approche qu’avait pu avoir les Gang Gang Dance sur l’album Saint Dymphna (tient, mais ca serait pas chez Warp ca aussi ?) avec des mélodies plus développées, plus barrées aussi, un son finalement très moderne, très Warp.

(Source : Spotify)

Mission quasi impossible de dresser une liste exhaustive des artistes prépondérants du XXeme siècle. La production musicale si diffuse et variée a vu nombre de personnes participer à son développement. Brian Eno est sûrement moins médiatique que Daft Punk (tiens encore ?), mais il est pour moi l’un des artistes qui pourrait figurer sur cette liste. 

Après un travail prépondérant, voir primaire sur la musique ambiante durant les années 70-80, Brian Eno continue son exploration des ambiances via le label Warp notamment. Il nous présente dans cette vidéo, sa relation et son histoire, non pas avec le son, mais avec la lumière, parlant notamment du support vidéo, une autre lubie de l’artiste qui a pu l’utiliser à de nombreuses reprises lors d’expositions. Ca sera d’ailleurs le thème de sa prochaine exposition qui s’ouvre à New York, combinant images et sons.

C’est aussi l’occasion de vous re-pencher sur la discographie immense de Brian Eno (une bonne partie du catalogue a été réédité par EMI ces dernières années) et de vous balader sur l’excellent site de la Red Bull Music Academy

Pluie et re-pluie, thermomètre en berne, soleil porté disparu, voilà autant de facteurs qui justifient la sortie du dernier EP de Youandewan.

Un maxi à contre courant des sorties actuelles outre-manche, d’autant plus surprenant lorsque l’on constate qu’il est sorti sur le label Aus Music, plus habitué aux tracks destinés au dance floor. Ewan Smith (le nom derrière le pseudonyme de Youandewan) nous avait déjà séduit avec des sorties sur le label Hypercolour, ou avec ces différents remixs pour des artistes tels que Gerry Read, Midland ou encore Maya Jane Coles.

Que ce soit pour des remixs ou pour ses propres productions Youandewan s’inspire de la pluie (peut être) et de la mélancolie associés aux sons low-fi qu’il utilise. Une house triste en somme, mais pas morne pour autant, comme a su le faire Burial avec le dubstep, pas si éloigné finalement de la dub techno.

Un maxi qui arrive bientot, suivi de quelques dates cet été en festival.

2 notes

Difficile de faire plus radical que les poids lourds de TNGHT.

Hudson Mohawke et Lunice nous ont donné hier soir en un peu plus d’une heure une véritable leçon de production musicale. Alors qu’à quelques mètres de la Grande Halle de la Villette, les papys du Wu Tang tentaient péniblement de remplir un Zénith pour régler leurs soucis avec le FISC, l’avenir de la musique se jouait dans une salle clairsemée, mais définitivement conquise par les subs du duo.

Un set alternant live et dj set, contenant quelques nouveaux morceaux qui se rapprochent de la construction du dernier sortie (Acrylics), rappelant la difficile époque de la trance et des compilations thunderdome. Il faut bien l’avouer, malgré tout, sur scène ça marche très, très fort.

L’année réserve encore son lot de productions estampillées par le combo ou en individuel (on attend les prods de Hudson Mohawke pour Kanye West notamment) et à l’écoute des quelques fraicheurs envoyées hier, ca annonce du lourd!

Et si il était là le best seller du label Warp ? 

Après une attente interminable, ca y est il arrive dans quelques jours… Le nouvel album de Boards Of Canada se dévoile petit à petit, après une vidéo étrange et crypté et un teaser géant projeté à Tokyo, voici enfin un extrait musical à se mettre sous la dent. 

Diffusé en avant première hier soir dans l’émission de Zane Lowe (encore!!!), le label a eu la bonne idée de posté un morceau sur Soundcloud. Aucune surprise et c’est tant mieux! Le son se fait plus lourd, mieux défini, certainement plus actuel, mais l’ambiance est là. Les maîtres de l’électronica sont de retour!

Koreless avec son EP 4D, avait renversé le petit monde de l’électronica en 2011, diffusé via l’excellent label Pictures Music, Koreless s’appuyait sur des bas(s)es solides en y inscrivant de longues parties mélodiques et en découpant des samples de voix, comme le veut la mode actuelle.

La sortie en 2012 de Lost In Tokyo poursuivait le chemin, en affirmant les spécificités de sa production, Koreless s’affirmait plus en tant qu’artiste que producteur en s’écartant des normes et des modes.

Avec une régularité métronomique, il sort son troisième EP, sur un troisième label, en 3 ans. Après Pictures Music et Vase, l’édition est assurée par le label des XX, Young Turks. Au total 5 titres qui poussent un peu plus loin les bases établies sur les précédents maxis : un travail sur les mélodies, un son proche de l’ambient et de l’electronica, une absence de rythmique classique (kick + snare). Un travail excellent, qui mériterait probablement de s’étirer sur la longueur d’un LP.

L’exercice de la promotion artistique en a pris un sacré coup, avec l’apothéose (ratage ?) Daft Punk.

Mais pourtant c’était annoncé comme un évènement mondial hier sur les internets, la diffusion dans l’émission de Zane Lowe sur la BBC du nouveau morceau de Jacques Greene en collaboration avec How To Dress Well.

Un morceau house, sur une structure pop expérimentale comme l’affectionne How To Dress Well et qu’il a déjà bien égréné sur ses efforts précédents et notamment sur son excellent album paru l’année dernière : Total Loss.

Un track efficace et assez plaisant, pas de quoi non plus en faire une montagne (comme le nouveau Daft Punk ?). On attend la sortie de l’EP prévu en juin en digital et en juillet pour le vinyle, pour se faire une idée plus précise de ce nouveau Jacques Greene.